L’épidémie de Zika en recul au Cap-Vert

L’épidémie de Zika, le virus responsable de microcéphalies en Amérique latine et qui a atteint le Cap-Vert il y a environ six mois, est désormais sous contrôle et toutes les mesures sont prises, selon les autorités, pour éviter qu’il atteigne d’autres pays africains, a affirmé le directeur national de la Santé de l’archipel.
M. Valdez réagissait à la confirmation, le 20 mai par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), que la souche du virus Zika, qui circule au Cap-Vert, « est la même que celui de type asiatique qui circule sur le continent américain ». Selon l’OMS, ce virus a été « très probablement importé du Brésil » au Cap Vert, premier pays africain touché par Zika.
« Après quelques campagnes de sensibilisation et de prévention contre le moustique vecteur du virus, l’épidémie a été progressivement contrôlée », depuis un pic en octobre-novembre, a-t-il indiqué.
« En janvier, les cas suspects ont décliné, en février et en mars encore davantage, et pour la semaine du 15 au 22 mai, nous avons comptabilisé seulement quatre cas, avec des jours à zéro cas », a précisé le directeur de la Santé.
Les autorités sanitaires du pays font tout selon les réglementations sanitaires internationales pour prévenir la propagation du virus dans les pays voisins et au-delà. Instructions ont été données aux compagnies aériennes qui opèrent à partir du Cap-Vert, pour qu’elles désinfectent tous les avions qui quittent le pays et « ces instructions sont strictement appliquées », a-t-il assuré.
M. Valdez s’est félicité de la mise en place, depuis mars, d’un laboratoire à Praia, avec l’aide de l’Institut Pasteur de Dakar, qui permet de dépister toutes les femmes enceintes vivant dans les îles touchées par le virus.
Le Cap vert a enregistré trois cas de bébés nés avec une microcéphalie, deux à Praia et un sur l’île de Maio, mais aucun du syndrome de Guillain-Barré, une maladie neurologique rare, a-t-il rappelé.